Ce matin, en écoutant le 7-10 de France Inter, j'ai entendu le rappel de l'obligation des professeurs de lycées de lire la lettre d'adieu à ses proches de Guy Moquet. J'ai d'abord été agacée par cette nouvelle puis ensuite amusée grâce à l'interview de deux professeurs qui avaient l'intention d'adopter chacune deux attitudes différentes.
La première annonçait son refus de la lire en invoquant le fait que les professeurs et plus généralement les fonctionnaires n'étaient pas selon elle soumis à une obligation stricte de suivre les directives de l'état.
La seconde, nettement plus subtile, indiqua quant à elle son souhait de respecter l'obligation de lire la lettre mais de prolonger cette lecture par un débat, non pas sur la résistance mais sur l'obligation des professeurs de se plier aux ordres de l'état et donc de dresser un parallèle avec la période de Vichy où les fonctionnaires français ont été contraints d'obéir à certains ordres qui ont conduit là où l'on sait.
Cette attitude qui à la fois respecte la circulaire mais en même temps en souligne les travers m'a littéralement réjouie. Finalement, l'objectif de l'opération, à savoir évoquer la résistance en utilisant un tel support, est totalement atteint puisque la résistance est toujours d'actualité en France en 2009.
jeudi 22 octobre 2009
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